La thérapie familiale est un modèle de psychothérapie qui réunit les parents et l’ensemble des enfants, c’est-à-dire deux générations. Son but est de dénouer des différents problèmes posés par les uns et les autres et de redonner à la famille ses capacités de fonctionnement.

Historique

La thérapie familiale systémique s’est développée aux USA dans les années 50. Elle s’est inspirée des données de la biologie, de la psychologie, de l’éthologie, de l’anthropologie, de la sociologie, de la cybernétique, … À partir de ces sciences et de la pratique des cliniciens, l’idée est née de concevoir la famille comme un système dans lequel interagissent les éléments (les membres de la famille) et à partir duquel d’autres systèmes sont en résonance (école, travail, …).
La souffrance d’une personne résulte des difficultés des autres et retentit sur le groupe familial. À partir de l’école de Palo Alto (Mental Research Institute) et des cliniciens de New-York, ce modèle s’est développé en Europe, enrichi par le mouvement anti-psychiatrique. Il s’est développé en Italie, en France et constitue aujourd’hui un modèle de traitement reconnu par tous et complémentaire des autres approches.

Déroulement d’une séance

Les séances réunissent la famille (les parents et les enfants vivant sous le même toit) et le ou les thérapeutes : il est fréquent que l’entretien soit mené par deux thérapeutes. Ce qui permet de mieux comprendre les interactions. Ce modèle de travail peut se complexifier : dans certains centres, l’entretien se déroule dans une pièce avec un thérapeute, tandis qu’un deuxième collègue supervise la séance à travers une glace sans tain et les séances sont enregistrées avec une caméra vidéo. .
Ce dispositif complexe est utilisé généralement dans les centres de consultations publiques. Le plus souvent un thérapeute reçoit seul la famille.

Indications – Contre-indications

Tout problème retentissant sur la famille peut faire l’objet une consultation familiale.
Les problèmes relevant de troubles intra-psychiques , comme les dépressions, les obsessions, les phobies sont avant tout des indications de thérapies individuelles, mais leur impact est important et souvent la thérapie familiale peut aider l’entourage à comprendre le patient.
Toutefois, les meilleures indications concernent les difficultés de l’adolescence : conduites addictives, tentatives de suicides, troubles des conduites alimentaires, troubles du comportement…l’adolescent exprime des souffrances en relation étroite avec ses frères et sœurs, ses parents Les crises de l’adolescence résonent avec le processus d’autonomisation et d’individuation.
Il n’y a pas à proprement parler de contre-indication : il faut être prudent en décidant de « réunir » une famille, et tenir compte des sensibilités des uns et des autres ; les divorces des parents et les remariages conduisent à réfléchir à la présence souhaitée des uns et des autres.

Durée

La durée des séances est variable et dépend des problèmes posés du nombre de personnes présentes, de la façon d’exercer des thérapeutes. Habituellement, les séances durent une heure, parfois une heure trente. Le rythme des séances varie en fonction des mêmes paramètres énoncés précédemment. Habituellement, dans le modèle systémique, les rendez-vous ont lieu tous les mois; si la famille traverse une crise grave, les séances sont plus fréquentes.

Thérapeutes
Sylvie Angel

Psychiatre - Psychothérapeute

Pierre Angel

Psychiatre - Psychothérapeute et Coach

Annie Cottet

Psychologue clinicienne – Psychothérapeute familles et couples – Psychanalyste – Coach professionnel

Isabelle Duvernois

Psychologue clinicienne - Psychothérapeute pour adultes, couples, familles - Sexologue

Rebecca Duvillié

Docteur en psychologie – Psychologue de l’Education - Psychothérapeute (enfants, adolescents, adultes) - Thérapie familiale – Bilans

Thérapeute individuel, couple et familiale - Relations mère-enfant - Adoption - Stress post-traumatique

Psychologue clinicienne – Thérapies enfants, adolescents, jeunes adultes – Thérapie familiale et de couple – TCA – Bilans